Rappel historique et mise au point

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Le 9 décembre 2017 naissait le Mouvement Radical/Social-Libéral (MRSL) issu de la réunification du Parti Radical, présidé par Laurent Hénart et du Parti Radical de Gauche, présidé par Sylvia Pinel séparés depuis 45 ans.
 
Cette réunification de la famille radicale, fondée sur un socle commun de principes et de valeurs, fut l’aboutissement d’une ambition de longue date, des deux formations radicales, de construire une force indépendante républicaine, sociale, écologiste, européenne qui dépasse le clivage politique traditionnel gauche/droite. Ce clivage politique que l’élection d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République a surmonté avait trop souvent limité la liberté politique des Radicaux.
 
Les statuts du Mouvement radical adoptés en décembre 2017 prévoyaient pour la gouvernance nationale une période transitoire de deux ans au plus, avec une co-présidence de Laurent Hénart et Sylvia Pinel. L’année 2018 fut une année de construction et de développement du Mouvement radical avec au bilan :
  • Deux groupes constitués au Parlement : le groupe RDSE présidé par Jean-Claude Requier au Sénat et le groupe Libertés et Territoires co-présidé par Bertrand Pancher à l’Assemblée nationale, et près d’une trentaine de parlementaires radicaux nationaux et européens ;
  • Quatre présidents de conseils départementaux, plus de 200 maires, et plus de 200 conseillers départementaux et régionaux ;
  • 65 fédérations départementales constituées, avec des présidents de fédération élus par les militants.
 
Indépendants, dépassant la catégorisation factice « majorité critique » ou « opposition constructive », les Radicaux ont approuvé certaines mesures de l’exécutif en faveur de l’école, de la lutte contre le terrorisme, du soutien aux TPE ou dans son action européenne, mais ont aussi très vite pointé les faiblesses du gouvernement en terme de justice sociale, de confiance envers les territoires, et de respect intransigeant de la loi de 1905 sur la laïcité.
 
Le 6 février dernier, le comité national du Mouvement radical a adopté le Manifeste européen des Radicaux, confirmé le congrès du 9 mars avec à l’ordre du jour notamment l’adoption de la stratégie européenne du Mouvement radical, et acté la fin de la période transitoire avec l’élection d’un(e) Président(e) pour cette date.
 
L’annonce de ce congrès a entraîné le départ de Sylvia Pinel, co-présidente du Mouvement, et de son co-secrétaire général, Guillaume Lacroix. Ils prennent ainsi la suite de ceux qui, derrière Virginie Rozière et Stéphane Saint-André, avaient refusé la fusion du PRG et du Parti radical en décembre 2017.
 
Ces décisions personnelles n’entament en rien le processus de réunification qui a abouti à valider en congrès la création du Mouvement radical. Le PRG continue de participer à la vie du Mouvement radical à travers l’ensemble de ses sénateurs qui siègent au groupe RDSE, de ses deux présidents de conseil départementaux, ainsi que 24 des 28 présidents de fédération du MRSL issus des radicaux de gauche. A ce jour, moins d’une dizaine d’adhérents ont fait part de leur souhait de démissionner du Mouvement radical.
 

Harold Huwart

Radical de Gauche d’Eure-et-Loir, Harold Huwart a été désigné Délégué national aux fédérations et au fonctionnement général du Mouvement en remplacement de Guillaume Lacroix.
 
Le Mouvement Radical/Social-Libéral tient à préciser :
  • Aucun accord politique n’a été acté pour les élections européennes, le congrès du 9 mars sera souverain pour décider de l’engagement du Mouvement radical à ce scrutin ;
  • Profondément pro-européen, le Mouvement radical rappelle que c’est sur le projet européen que devra porter le scrutin du 26 mai prochain et non sur des considérations de politique nationale ;
  • L’indépendance du Mouvement radical ne signifie pas son isolement ou sa passivité. Il a vocation à participer à toutes les élections. 
Le congrès du 9 mars permettra de doter le Mouvement radical d’une direction unie et cohérente, chargée de mettre en œuvre une feuille de route politique clarifiée et validée par les militants, étape nécessaire à la renaissance d’une vraie force républicaine laïque et sociale dans le débat public.