Pour cette "première" en Dordogne des Radicaux re-unis, outre la belle soirée débat dans le cadre sympathique du restaurant "L'Ecluse" à Antonne et Trigonnant, l'apéritif qui l'a précédée a permis à quelques élus qui s'y intéressent de faire connaissance avec le Mouvement Radical Social-Libéral et d'excuser ceux de nos amis qui n'avaient pas pu être présents ce soir-là mais qui en attendent avec impatience le compte-rendu !

Les instances des deux partis ré-unifiés étaient représentées par Jean-Michel Faure, Véronique Dubeau-Valade et Marie-Hélène Boras respectivement président, secrétaire général et trésorier du PR 24 et par Jacqueline Simonnet et Sylviane Oudot-Koob, respectivement présidente et trésorière du PRG 24.

Une oie

La bonne humeur n'étant pas incompatible avec le sérieux de l'engagement politique, l'accueil de l'oie de la maison a particulièrement amusé les participants ... mais moins sa propriétaire qui ne pouvait empêcher notre amie la bête de picorer la peinture éclatante de sa voiture !!!

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Drapeaux

Si le thème était bien sûr l'Europe, le Mouvement Radical Social-Libéral comme son organisation et le travail déjà engagé ont été présentés et/ou rappelés aux participants sous une triple exposition de drapeaux :

  • français
  • européen
  • espérantiste

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Le Mouvement Radical en Dordogne

sujet traité conjointement par Véronique Dubeau-Valade, Jean-Michel Faure et Jacqueline Simonnet

Jean-Michel Faure VDV & JS

Il ne faut pas sortir de Saint-Cyr pour comprendre que la recomposition du paysage politique suite à l'élection de M. Emmanuel Macron à la présidence de la République prendra du temps …

Et ici, en Périgord, la vie politique n'est pas non plus un long fleuve tranquille !!!

Les Radicaux avaient anticipé ce qu'on peut qualifier de déliquescence et ont pu dès l'été 2017, soit moins de 6 mois après les élections présidentielle et législatives, tester la force et la compatibilité de leurs valeurs au cours d'une université d'été commune dont le dynamisme a permis la ré-union de ses deux branches dès le 9 décembre 2017.

Un peu d'histoire

Le Mouvement Radical est issu de ce Parti Républicain Radical Radical-Socialiste né en 1901 et considéré comme le plus ancien parti politique de France.

L'Homme est au cœur de ses préoccupations, valeurs et convictions.

Dès la fin du XIXè siècle, la pensée radicale se focalise sur les questions – déjà modernes - de justice et d'égalité sociale. On parle alors de solidarisme.

Les Radicaux donnent les moyens à l'Homme d'exprimer son talent au service de la collectivité comme ils prônent la séparation des églises et de l'Etat en portant les lois sur les associations en 1901 et sur la laïcité en 1905.

Les Radicaux ont toujours été présents lors des évènements majeurs qui ont fait l'histoire – de 14-18 avec Clémenceau à la modernisation de la France dans les années 60-70 avec Jean-Jacques Servan-Schreiber en passant par l'entre-deux guerres avec le lyonnais Herriot et lors de la décolonisation avec Mendès-France.

C'est par ailleurs à cette époque de modernisation que, suite à la bipolarisation de la vie politique française entraînée par la Vè République, le Parti Radical est marginalisé et se divise : l'un pour s'associer au Parti Socialiste, l'autre en participant à la fondation de l'UDF en 1978.

On connaît globalement la suite …

En 2012, Jean-Louis Borloo – alors président du Parti Radical (valoisien) – initie l'Union des Démocrates et Indépendants.

En 2017, l'UDI sera partenaire du parti "LR". Les militants et adhérents du PR soutiendront la candidature d'Alain Juppé tandis que Sylvia Pinel, président du PRG, sera candidate à la primaire de la gauche … tout en étant consciente, comme Laurent Hénart, président du PR, qu'il est temps de re-grouper les forces radicales.

Radicaux réunifiés

Alors aujourd'hui ?

"On essaie de bâtir quelque chose de nouveau", résume Laurent Hénart, co-président du MRSL.

Pour les Radicaux, qui enjambent 45 ans d'opposition entre les branches de droite et de gauche, la priorité est à présent à la construction des fédérations. L'objectif est de s'ancrer dans les territoires, là où vont se dessiner les listes et les têtes de listes aux municipales.

Il faudra donc compter sur les Radicaux lors des échéances de 2019 et 2020.

Mais pour l'heure, ... il s'agit de structurer le mouvement et de participer à l'élaboration d'un programme. Sur la base de leurs valeurs progressistes, les Radicaux travaillent sur des projets tant au niveau national qu'au niveau local. Aujourd'hui, c'est sur l'Europe et la langue universelle Esperanto. Simultanément, on réfléchit sur les institutions et les collectivités territoriales en faisant des propositions de modernisation de la vie politique, on cogite sur la manière de réduire les déserts médicaux … On initie une soirée-débat sur l'éthique en politique, sur la résilience en matière de défense nationale …

En mai, Parti Radical et Parti Radical de Gauche en Dordogne formaliseront définitivement leur union par la mise en place formelle de notre fédération et l'élection de ses instances départementales …

En conclusion et parce que le mot "centre" ou "centriste" devient galvaudé, le Mouvement Radical 24 se définit comme une force politique locale indépendante … sachant qu'indépendance n'est synonyme ni d'opposition, ni de désunion. Chacun peut se reconnaître dans ses maîtres mots - "liberté, égalité, fraternité et laïcité" – et rejoindre la sage modernité du plus ancien parti de France, le Mouvement Radical  Social-Libéral.

L'équipe de transition

Organisation

Maurice Juy

L'Europe et sa communication

sujet traité par Maurice Juy -

L'Union Européenne compte actuellement 24 langues officielles : allemand, anglais, bulgare, croate, danois, espagnol, estonien, finnois, français, grec, hongrois, irlandais, italien, letton, lituanien, maltais, néerlandais, polonais, portugais, roumain, slovaque, slovène, suédois et tchèque.

Une langue commune à l'ensemble de l'Union fait cruellement défaut à l'Europe. Elle en a besoin pour relancer le projet européen d'autant qu'avec le "Brexit" peut se poser la question de l'utilisation majeure de l'anglais.

Il est ainsi permis aujourd'hui de rêver d’une relance du projet européen par la langue, c’est-à-dire par la base.

Une langue commune "neutre" – qui permettrait à chaque nation de préserver sa propre langue - permettrait à un demi-milliard d’individus de communiquer plus aisément, donc d’échanger, de voyager, de commercer, a fortiori de s’informer, d’apprendre, de penser, de créer plus aisément. Elle conférerait à ses locuteurs un sentiment d’appartenance et les unirait dans une culture commune. Enseignée à tous, elle supprimerait la profonde inégalité qui règne, en France notamment, entre la majorité des écoliers et les privilégiés éduqués dans les familles bilingues ou les écoles internationales. Les bénéfices de l’institutionnalisation d’une langue commune seraient en vérité si nombreux et si variés qu’il est impossible d’en faire ici l’inventaire.

Pour les Radicaux de Dordogne,
l'esperanto, langue universelle,
doit être cette langue commune.

L’espéranto est une langue construite, proposée par un médecin polonais en 1887 pour faciliter la communication entre tous ceux qui n’ont pas la même langue maternelle. Il a signé son projet de langue par "Doktoro Esperanto", d’où le nom de la langue.

Des centaines de projets de langues créés depuis Babel, seul l’espéranto s’est répandu et est actuellement utilisé par des millions de personnes dans le monde, pour voyager, correspondre, découvrir d’autres cultures, se faire des amis ...

L’espéranto est la plus facile des langues vivantes : il s’apprend comme n’importe quelle autre langue vivante, mais sa conception rationnelle permet une excellente pratique en trois ou six mois peut-être ! Il faut, à conditions égales, cinq à dix fois plus de temps pour apprendre n’importe quelle autre langue.

L’espéranto est reconnu par l’Unesco et est véritablement la seule langue à fonctionner actuellement sur les cinq continents et dans plus de 100 pays, certainement avec un nombre de locuteurs estimé entre 3 et 10 millions. Le nombre exact est très difficile à connaître ; certains l’ont estimé à 15 millions. Le livre Guiness des records en donne 6 millions.

Jacqueline Simonnet

L'Europe, une idée vivante ?

Sujet traité par Jacqueline Simonnet -

Les militants du Mouvement Radical Social-Libéral (MRSL) de la Dordogne, pro-européens et fédéralistes convaincus ont souhaité que leur premier rendez-vous commun se joue sur le thème de l'Europe.

L’Europe est à la croisée des chemins. Alors que les prochaines élections européennes se tiennent du 23 au 26 mai 2019, il est temps de nous interroger.

Face à la montée des populismes et du repli sur soi, face à la crise migratoire, face aux défis de demain, l’Europe est une réponse.

Les militants du Mouvement Radical Social-Libéral (MRSL) sont attachés à l’idée européenne qui en 1992 a permis, par l’instauration de la citoyenneté européenne, de créer une communauté de valeur dépassant le seul cadre économique.

La construction européenne n’est pas finie.

D’ailleurs, chaque année, à l’occasion de la journée de l’Europe, des initiatives toujours plus nombreuses sont prises pour rapprocher l’Europe de ses citoyens.

Et si le 9 mai devenait une journée de l’Europe fériée dans tous les États membres ? Ne serait-ce pas un moyen supplémentaire pour une meilleure reconnaissance par plus de 450 millions d’européens de leur appartenance individuelle et collective à l’Union européenne ?

Et si les jeunes européens apprenaient l’esperanto ? L’Europe ne peut-être vivante que si elle est partagée avec ses citoyens.

Le débat animé qui a suivi l'ensemble de ces présentations a prouvé en tous cas d'ores et déjà la vitalité du Mouvement Radical et la volonté de ses membres de "faire avancer" la société. Ne reste plus qu'à structurer et concrétiser au niveau national toutes les idées émises au cours de cette première d'une longue série de dîners-débats.

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